a) Les prothèses du membre supérieur

 

Patrick Kane, un amputé du bras, a déclaré « Ce sont les petites choses qui sont importantes, comme être capable de tenir un verre lorsque vous versez quelque chose à l’intérieur, ou être capable de couper la nourriture dans son assiette, plutôt que quelqu’un ait besoin de le faire pour moi. ». Ce sont, en effet, ces petits gestes que nous effectuons au quotidien sans plus y faire attention qu’environ 9 000 amputés du membre supérieur en France ne peuvent plus réaliser chaque jour. Ce sont ces jeunes gens (deux tiers auraient moins de 40 ans) exerçant une activité professionnelle, qui deviennent des « assistés » contre leur gré. Cependant, de nos jours, les avancés techniques et scientifiques permettent à ces personnes de retrouver un peu d’indépendance, avec les prothèses nouvelle génération, créées pour reproduire les sensations humaines perdues lors de l’amputation. Plusieurs types de prothèses existent, allant du moins perfectionné (prothèse mécanique), au plus moderne (prothèse reliée aux nerfs du patient pour qu’il n’ait qu’à « penser » le mouvement), en passant par les prothèses esthétiques mais limitées en capacité de mouvement. Nous verrons tout d’abord le modèle de prothèse mécanique, puis le modèle myoélectrique, ensuite le modèle hydraulique et enfin le modèle du futur où la prothèse est reliée aux nerfs du patient.


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Les différents niveaux d'amputation (forequarter = interscapulo-thoracique)


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Statistiques réalisées par IRR (institut régional de médecine physique et de réadaptation) et Cofemer (collège français des enseignants universitaires de médecine physique et de réadaptation)

interprétation: Le petit bonhomme n°1 -> sur les 100% d'amputés d'un membre supérieur, 50% sont amputés au niveau du coude. Sur ces 50%, 80% ont une prothèse.

 

 

 

Les prothèses du membre supérieur se composent de plusieurs parties :

- les effecteurs terminaux : outils et mains prothétiques de trois types : inertes : toujours terminaux (anneau, pince, crochet, main esthétique), sans aucune pièce mobile ni dispositif de commande ; passifs : ils réclament une aide de l'autre main ou celle d’un tiers, qu’ils soient terminaux ou intermédiaires (cupule de poignet, coude à friction, épaule à rotule, suivant le niveau d’amputation) ; ou actifs : ils sont commandés par l’amputé lui-même sans l’intervention de la main controlatérale (à câble ou myoélectrique).

- les effecteurs intermédiaires

- les emboîtures.

 

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- Le modèle mécanique

- Le modèle myoélectrique

- Le modèle hydraulique

- Le modèle du futur

Date de dernière mise à jour : samedi 25 february 2012