- Le modèle du futur

 

Claudia Mitchell, Jesse Sullivan ou encore Christian Kandlbauer sont surement des noms qui ne vous disent rien et pourtant ces deux personnes ont perdu un ou deux bras lors d’un accident et ont bénéficié d’une prothèse connectée à leur système nerveux. Cette prothèse a été créée en 2002.

js16bionic-wideweb-470x286-0.jpgJesse Sullivan et Claudia Mitchell


            Claudia Mitchell est présentée comme la première « femme bionique » avec son bras bionique d’un coût estimé de 70 000 dollars. Son nouveau bras, posé en 2006, pèse 5kg et est doté de 6 moteurs qui offrent une très grande variété de mouvements. Mais, surtout, ce prototype est capable de transformer la pensée en mouvements ! En effet, le procédé mis au point par l’équipe du docteur Todd Kuiken, consiste à greffer les terminaisons nerveuses du bras sectionné sur la zone pectorale où elles croissent pour se fondre dans le tissu musculaire. Les nerfs qui alimentent normalement le bras perdu sont donc redirigés vers les muscles du torse et des électrodes détectent l’influx nerveux au niveau du torse et envoient les signaux électriques correspondants vers le bras artificiel. Un ordinateur (contenu dans la prothèse) analyse les signaux électriques et commande les mouvements du bras : plier le coude, ouvrir et fermer la main, tourner le poignet, etc. L’apprentissage nécessité par cette prothèse est bien moins fastidieux qu’avec les prothèses myoélectriques classiques.

"Je peux plier mon bras, l'étendre, ouvrir et fermer ma main simplement en pensant à ces mouvements", explique Claudia Mitchell. Certains patients retrouvent même une sensation de toucher inexistante avec les autres formes de prothèses.

 

fonctio.jpgFonctionnement de la prothèse de Claudia Mitchell

 

 

Les prothèses du membre supérieur existantes sont nombreuses. Cependant chaque patient aura ses propres besoins et donc certaines formes de prothèses seront mieux adaptées que d’autres. Les effecteurs terminaux inertes (crochet, cuiller, tournevis …) montrent une certaine déshumanisation des handicapés, l’Homme devient machine puisqu’à la place d’une main, il possède un outil et que cet outil est interchangeable avec d’autres. Au contraire les prothèses les plus modernes sont plus discrètes mais cela n’empêche pas que l’Homme soit pourvu d’un «bras-machine».

 

 


 

Ceci n'est pas une publicité réelle, mais elle pourrait l'être dans quelques années...

Date de dernière mise à jour : samedi 25 february 2012

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