- Le modèle hydraulique

 

C’est l’hôpital universitaire d’orthopédie (Heidelberg, Allemagne) qui a posé la première prothèse hydraulique, appelée « Fluidhand », en automne 2008, sur un jeune patient de 18 ans né avec une seule main. Les auteurs de cette prothèse (l’équipe de Stefan Schulz du centre de recherche Karlsruhe) veulent la mettre en compétition avec la prothèse « I-limb » de Touch Bionics qui utilise de petits moteurs électriques.

 

      rtemagicc-prothesemainaction-1.jpgLa Fluidhand (photo ci-contre) doit son nom aux articulations à commandes hydrauliques. Une pompe envoie de la pression dans de minuscules coussinets qui ouvrent ou ferment l’articulation ; le fonctionnement nécessite un petit réservoir pour le liquide hydraulique et un processeur pour gérer le tout. Ce système produit un mouvement plus doux qu’un moteur électrique classique et le mouvement des doigts est contrôlable individuellement, alors que ce genre d’appareillages ne permet en général que le contrôle du pouce et de l’index. Tout comme les prothèses myoélectriques, la prothèse hydraulique fonctionne grâce à des capteurs musculaires.

 

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Schéma de la prothèse Fluidhand. Les articulations sont constituées de minuscules coussinets élastiques gonflables (Kammer, 1) à l'aide d'un liquide hydraulique amené par un conduit souple (Kanal, 2) depuis un petit réservoir (Tank, 4). L'ensemble est contrôlé par un processeur (Mikroprozessor, 6) protégé dans un étui (Oberes Gehäuse, 8) et recouvert par la peau artificielle (Kosmetisher Handschuh, 9). La pompe, non visible sur ce schéma, se trouve à côté du réservoir, derrière la soupape (Ventile, 7). La partie mécanique repose sur une structure de soutien (Stützstruktur, 3). Le support (Shaft, 5) porte la batterie (Akkumulator, 10).

Cette prothèse est encore très peu répandue de nos jours, mais peut-être le sera-t-elle plus dans 10 ou 20 ans...

 


Date de dernière mise à jour : samedi 25 february 2012