- Le modèle myoélectrique

 

trans-humerale-1.jpgExemple de prothèse trans-humérale myoélectrique

 

Les prothèses myoélectriques fonctionnent grâce aux contractions musculaires contrôlées du patient qui sont enregistrées par des électrodes placées au contact de la peau. L'électrode transmet le signal à un petit moteur asservi.

Lorsqu’une personne bande un muscle, un courant proportionnel à la force exercée parcourt le muscle ; à l’aide d’électrode ce signal est récupéré ; le signal est amplifié et filtré avant d’être transmis à la carte de commande et grâce a ce signal, la prothèse peut être commandée.

Les effecteurs intermédiaires électriques permettent tous les mouvements :

– le poignet : sa pronosupination est assurée par un moteur Ottobock 10S13 distal ;

– le coude Hosmer est d’utilisation relativement simple : une commande pour la flexion, une autre pour l’extension ;

– le coude de Boston (maison Steeper) permet une flexion avec une charge active plus importante, à commande mixte électrique ou mécanique ;

– le coude Utah : il représente une véritable révolution dans l’appareillage des amputés de bras. Il a été conçu à l’université d’Utah en 1982. Il est caractérisé par de nombreux capteurs reliés à un microprocesseur  central permettant des mouvements harmonieux. Il permet une flexion du coude, l’ouverture et la fermeture de la main, parfois labduction et   l’  antépulsion de l’épaule. Il pèse environ 2 kg dont 900 g pour le coude. Il permet un déplacement de charge de 1 kg et une résistance à une surcharge de 23 kg en position bloquée. Les capteurs myoélectriques sensibles à une tension de 10 μV commandent un coude asservi et une main à contrôle automatique de la préhension et de la pronosupination. Des mouvements automatiques et passifs sont possibles, dont le balancement du membre supérieur au cours de la marche. Deux électrodes et un capteur mécanique commandent toutes les fonctions (flexion-extension, ouverture-fermeture, pronosupination). Ces fonctions sont possibles grâce à un capteur myoélectrique proportionnel gérant le temps et l’intensité. Cela permet une rapidité de mouvement et un déplacement des fonctions à commander. Pour le coude Utah, le biceps et le triceps sont les deux muscles indispensables (la contraction du triceps permet l’extension du coude, la contraction du biceps permet la flexion du coude, le maintien d’une contraction durant 1 seconde entraîne le déplacement de la commande vers la main : le triceps ouvre la main, le biceps la ferme, l’appui sur un bouton auxillaire commande la pronosupination gérée par triceps et biceps, la cocontraction biceps-triceps débloque le coude.)

Ce ne sont que quelques exemples de prothèses existantes, d’autres entreprises fabriquent et commercialisent des prothèses ayant la même fonction (ex : la main sensor speed d’Otto Bock, la main Michelangelo d’Otto Bock, la main i-limb de Touch Bionics, la main transcarpienne d’Otto Bock ou de Touch Bionic…).

 

exemple-prothese.jpgExemple de prothèse myoélectrique

 

La prothèse myoélectrique requiert une importante rééducation avec une préparation physique sur le plan trophique, musculaire, articulaire, sensitif et général (avec notamment un soutien psychologique constant, pour la reconquête et l’acceptation d’un nouveau schéma corporel) et une préparation à l’indépendance (C’est une phase indispensable, parfois occultée, qui prépare à la réadaptation sociale, permet un maintien de l’aptitude gestuelle et calme quelques angoisses.). Les exercices d’adaptation peuvent être réalisés à l’aide du logiciel MyoBoy, qui mesure la force du muscle et ajuste l’emplacement des électrodes en fonction des besoins personnels du patient. Les prothèses myoélectriques peuvent aussi être combinées avec des parties de prothèse mécanique pour donner une prothèse dite hybride.

Date de dernière mise à jour : samedi 25 february 2012