Introduction

 

      Le mot « robot » n’a pas d’origine grecque ou latine comme la plupart des mots de notre vocabulaire aujourd’hui. En effet, ce mot est apparu pour la première fois en 1921, dans une pièce de théâtre de l’auteur tchèque Karel Čapek. Il vient du tchèque « robota » qui signifie « travail forcé ». Effectivement les robots ont été créés par l’homme afin de lui faciliter le quotidien ou d’effectuer à sa place « des taches ou des activités qu’il considère comme aliénantes, fatigantes, dangereuses, ou simplement ennuyeuses ou non gratifiantes psychologiquement ou économiquement » comme l’indique la définition du mot « robot » dans l’encyclopédie Encyclopœdia Universalis, Corpus, tome 20 "Rhéologie, Silicates".

 

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      De ce fait, 90% des robots actuels sont des robots industriels dont l’apparence est minimaliste : il s’agit, le plus souvent, uniquement de bras articulés n’ayant pas véritablement de morphologie humaine. C’est dans les années 1950, que ces machines peu gracieuses marquent le seul véritable succès de la robotique. Quelques années plus tard, les robots humanoïdes font leur entrée dans la communauté scientifique. C’est ainsi qu’en 1973, Wabot-1 est le tout premier robot à marche bipède (voir photo ci-contre). Plusieurs décennies après la naissance des premières machines à forme humaine, les scientifiques et ingénieurs ont voulu mettre au point des robots ressemblant de plus en plus à ses créateurs. Ces robots dont l’aspect évoque l’Homme sont appelés les androïdes.

   

    

      Les robots considérés comme androïdes sont des robots possédant une véritable forme humaine. Ils sont en effet constitués d’un buste, de deux jambes, de deux bras ainsi qu’une tête. Pour qu’ils ressemblent encore plus à l’Homme, les scientifiques leur ont rajoutés des yeux, des cheveux, une bouche ainsi qu’une peau ayant presque les mêmes caractéristiques que la peau humaine. Ils sont aussi doté de la parole et ont la capacité de se mouvoir dans l’espace même si ces mouvements sont encore aujourd’hui très mécaniques. L’Homme veut ainsi aboutir à la création d’un être parfait qui puisse s’intégrer dans une société future où il pourrait vivre en harmonie avec les androïdes.             

                                                                            

             

                        Der2 Fembot, androïde japonaise qui est capable de discuter                

 

      En parallèle, l’Homme cherche, lui, à utiliser les avancées scientifiques pour effacer ses défauts voire ses handicaps. Par exemple, on pourrait prévoir dans quelques années la commercialisation de prothèses bioniques alliant biologie, technologie et mécanique (voir photo ci-dessous). Bien loin des premières prothèses sommaires faites de bois et de bronze datant d’environ 300 avant J.C, celles créées aujourd’hui ne servent plus uniquement à maintenir l’appui du corps, mais elles reproduisent également les fonctions des membres ou des organes originaux manquants. Ainsi, une personne handicapée peut pallier en parti son handicap grâce à ces prothèses du futur.

 

 

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               Prothèse datant de l'Egypte Antique                                       Prothèse bionique 

 

 

      Ceci nous amène à nous demander : en quoi les avancées scientifiques et technologiques permettent-elles d’humaniser la machine et de robotiser l’Homme ?

   

 

      Dans une première partie, nous nous concentrerons sur les robots androïdes et leur anatomie se rapprochant de plus en plus à celle des Hommes. Ensuite, nous analyserons certaines avancées techniques qui ont permis à l’Homme de se robotiser. Enfin, nous discuterons des limites dans les relations entre les Hommes et les robots.

 

Date de dernière mise à jour : jeudi 23 february 2012

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